Retour a l'accueil
                   LES VOYAGES D'ALIZÉ II
Alizé 2004Alizé 2005 Alizé 2006Le bateau Le marinLexique
LES VOYAGES D'ALIZÉ II
  fevrier/mars
08 mars
14 mars
21 mars
Mars / Avril
Juin / Septembre
Nov / Decembre



 

 

LES VOYAGES D'ALIZÉ I
  Sept/oct 2004

 

Carnet de bord février/mars
 
  
Lundi 14 février 2005
N’importe quelle cellule de soutient psychologique présente sur les lieux pourrait vous l’expliquer au journal de 20H00 :.....
Mardi 15 février 2005
Avant de partir vers le sud, de quitter l’Europe, il est important pour moi de répondre le plus sincèrement et .....
Mercredi 23 février 2005
Je fais des essais de capture vidéo avec l’ordinateur grâce au logiciel que Marcel et Marie Hélène m’ont envoyé en catastrophe ....
Jeudi 24 février 2005
Le pilote est arrivé. J’ai décidé d’acheter une balise de détresse pour le repérage par satellite et (énième cadeau, mille mercis)...
Vendredi 25 février 2005
Le positionnement optimal du pilote sur la barre nécessite la fabrication d’une patte en inox. ...
Samedi 28 février 2005
La balise arrive comme promis. Je suis assez impressionné. Je la fixe près de la descente sur bâbord ...
Mardi 1er mars 2005
Je suis dégoûté… Après avoir gréé la GV et les ris automatiques je hisse et Oh ! La drisse textile me reste dans les mains...
Dimanche 6 mars 2005
OK. J’avais dit départ jeudi ou samedi et je suis toujours là. Mais en échange la liste des travaux et bricolages ...

Lundi 14 février 2005
 

N'importe quelle cellule de soutient psychologique présente sur les lieux pourrait vous l'expliquer au journal de 20H00 : C'est une renaissance, un nouveau départ, une virginité de voyageur en bateau que je me suis assurés ce matin. Jugez plutôt :

•  Je me suis réveillé dans un carré PROPRE (deux heures de boulot hier). Les effluves discrets mais efficaces de « bouquet floral » laissées par le nettoyant plus ou moins ammoniaqué ne se sont pas encore effacés.

•  Après la douche, je me suis coupé les cheveux avec ma superbe tondeuse en plastique métallisé à 5 euros (attention, elle comporte aussi de nombreux éléments faits en métal plastifié…) et j'ai l'air fort avenant avec mes 5 millimètres de toison et ma cicatrice au milieu du front.

•  J'ai ouvert le cahier mauve où je raconte les aventures d'Alizé et repris le stylo.

•  C'est lundi, premier jour de la semaine.

Si tout ça c'est pas mettre tous les atouts de mon côté en matière de renouveau, je ne sais pas ce qu'il vous faut…

Il faut en effet que je me remette dans l'ambiance et dans la dynamique du voyage. Je suis de retour au Portugal depuis 5 jours et j'en ai passé trois à lire et manger au lieu de travailler.

Déjà hier j'avais décidé de m'y mettre mais il m'a fallu plus d'une heure pour mastiquer deux chandeliers sur le pont. Résultat des courses, j'ai passé plus de temps à nettoyer cette maudite silicone qui sort toute seule du pistolet dès que j'ai la main tournée et qui va inopportunément se coller sur le pont juste là où je pose le pied…

J'ai néanmoins été plus efficace dans le carré et je dois dire que c'est plus agréable de vivre dans un environnement net.

Pendant mon absence, le bateau fermé à pris l'humidité et dans la cabine avant certains draps et autres vêtements sont un peu moisi…

Après 5 jours de chauffage et de courants d'air ainsi que des lavages à l'eau de javel tout cela va beaucoup mieux et j'envisage de réintégrer ma couchette dès ce soir car je dors dans le carré depuis mon retour.


Haut de page

Mardi 15 février 2005
 

Avant de partir vers le sud, de quitter l'Europe, il est important pour moi de répondre le plus sincèrement et le plus précisément possible à une simple petite question : Pourquoi ce voyage ? Pourquoi partir en bateau ?

« Ce qui ce conçoit bien s'énonce clairement »

« Et les mots pour le dire arrivent aisément »

Toute bonne présentation de projet doit suivre le plan suivant : 1) Objectif

2) Moyen

3) Stratégie

Si j'applique tout cela à mon propre cas, je me rends compte que je n'énonce rien aisément (qu'est-ce qui m'arrive, ce n'est pas clair) et que le (1) de mon projet personnel reste assez vide. Bien sur, lorsque l'on me demande le but de ce voyage, je réponds de manière infaillible que je réalise un rêve d'enfant…

La monstruosité d'égoïsme que je prends soudain conscience d'être m'éclate à la gueule (excusez le vocabulaire mais ça mérite). Depuis tout petit je me suis mis de côté un truc (un rêve), et mes actions, mes relations avec le monde ont été biaisées par ce truc intime, ultra personnel et que je n'ai pas pu su ou voulu (un peu des trois sans doute) faire partager aux autres. Le truc est toujours passé avant tout, le rêve d'île déserte, de plage et de soleil était là qui toujours refusait les attaches, qui toujours annihilait toute hypothèse de stabilité à long terme. Cela me maintient toujours aujourd'hui dans une sorte d'état d'esprit infantile. Voilà, je suis resté un enfant. Je rêve à côté de la vie qui passe. Je refuse de lâcher mon doudou.

Bien, ceci étant dit, je peux tout de suite ajouter deux objectifs supplémentaires à ma belle présentation de projet :

•  Grandir, mûrir (mais pas trop vite SVP, il parait que ça fait mal)

•  Etre moins sentimentalement égoïste et partager avec les autres plus que mes biens matériels.

Je me sens mieux d'avoir accouché de ces dernières lignes, mais je suis également défavorablement impressionné par l'ampleur de la tâche à accomplir… Il va bien me falloir plusieurs années pour faire tout ça… Le voyage va donc être long.

Pour l'instant je conclus par une pirouette et une plaisanterie mais je sais qu'un jour viendra…Quoi qu'il en soit, ce journal est sans doute un premier pas dans la bonne direction.

 

Alizé est amarré en face d'une grosse vedette antédiluvienne genre « African Queen ». Depuis hier, tout un aréopage de mécaniciens et autres réparateurs divers et variés s'active autour de la vieille dame et ce matin le propriétaire est arrivé. C'est le sosie de Pinochet (dont il doit avoir l'age) et il est habillé comme Don Corleonne. C'est une vrai caricature de mafieux. Tout le monde s'active autour de lui et j'attends le moment où il va se faire cirer les pompes par le type en train d'astiquer les mains courantes en cuivre. Plus tard, j'apprends par Pedro que c'est un architecte et que c'est lui qui a dessiné cette vedette qui n'a plus le droit de quitter le port car elle a été déclarée dangereuse par les autorités maritimes. Il paraît qu'en faisant à flot des sondages de la coque en tapotant gentiment le marteau est passé à travers et qu'il à fallu réparer d'urgence…



Haut de page

Mercredi 23 février 2005
 

 

Je fais des essais de capture vidéo avec l'ordinateur grâce au logiciel que Marcel et Marie Hélène m'ont envoyé en catastrophe et qui est arrivé sans encombre au bout de quatre jours. Le courrier marche bien entre la France et le Portugal.

Une semaine s'est passée sans que les préparatifs avancent beaucoup. J'ai commandé un pilote automatique à Pedro et il m'a trouvé un modèle plus efficace et moins cher que celui que j'envisageais d'acquérir, mais le fournisseur est lent. Des plongeurs sont venus inspecter la coque de la vedette de Pinochet et depuis une semaine la vedette est à nouveau seule. J'ai sortit l'ordinateur et je prépare un petit topo illustré sur la navigation histoire de rester en contact avec vous amis lecteurs. Hier les choses ont un peu plus bougées. Le haubanage d'Alizé fut réglé (on emploi pas assez le passé simple, je vais en glisser quelques par ci par là) et Pedro avança dans le branchement des divers câbles électriques qui raccordent les appareils (girouette, anémomètre et antenne VHF) et l'éclairage en tête de mât. Il passa en prime ¼ d'heure en l'air pour démêler la vieille balancine de GV emberlificotée dans le pataras.



Haut de page

jeudi 24 février 2005
 

Le pilote est arrivé. J'ai décidé d'acheter une balise de détresse pour le repérage par satellite et (énième cadeau, mille mercis) mes parents ont décidé de me l'offrir. Mais il me faut obtenir un N° d'enregistrement MMSI (Maritime Mobile Service Identity) afin de programmer cette sacrée balise.

 

A la poursuite du N°MMSI

Après avoir appelé l'ambassade de France à Lisbonne et diverses autres organisations au Portugal sans faire avancer le schmilbick, c'est finalement le service clientèle de Plastimo en France qui me donne la solution et le bon contact. C'est l'Agence Nationale des Fréquences qu'il me faut appeler, et là une personne des plus aimable m'indique les pièces à fournir et me transmet le formulaire par internet. Grâce à l'ordinateur de Pedro, j'imprime et peux ainsi remplir le dit formulaire et je photocopie les documents nécessaires. Après trois heures de lutte avec Bill Gates et les mauvais dévas de la bécane de Pedro, après avoir rebouté trois fois et réinitialisé le scanner à cinq reprises, les fichiers sont enfin sur disquettes et je vais au cybercafé les envoyer car Pedro n'a pas le haut débit et il y a de gros fichiers à transmettre. Comme me l'a recommandée mon interlocutrice, j'explique que ma demande est urgente car il faut programmer la balise en usine avant de me l'expédier. Je mets mon couriel et ses pièces jointes dans les tuyaux et je quitte le cyber-café en croisant les doigts.

 

Il fait froid en ce moment avec un sale petit vent du nord qui ne motive pas du tout pour aller bricoler sur le pont. Comme j'ai perdu dans la brafougne un des panneaux de la baille à mouillage, j'ai utilisé un des nombreux morceaux de contreplaqué fin que j'ai en rab et qui sont glissées sous les couchettes pour en tailler un nouveau. Pedro possède une petite scie électrique qui a fait des merveilles mais maintenant il faut peindre dans ce froid. Bon, c'est vrai le panneau n'est pas grand et je passe plus de temps à préparer l'atelier peinture et à ranger ensuite qu'à peindre vraiment.

 




Haut de page

vendredi 25 février 2005
 

Le positionnement optimal du pilote sur la barre nécessite la fabrication d'une patte en inox. C'est l'atelier de M. Magellan qui s'en occupe, le même qui a refait la pièce cassée en tête de mât.

Je vais au cyber-café vers midi et Oh !, Merveille ! Il y a un mail de l'Agence des Fréquences avec le N° MMSI. Pedro appelle le fournisseur pour lui donner les infos nécessaires à la programmation de la balise et il me dit qu'elle sera là lundi… Je suis un peu dubitatif.

 



Haut de page

lundi 28 février 2005
 

La balise arrive comme promis. Je suis assez impressionné. Je la fixe près de la descente sur bâbord en espérant bien sur ne jamais plus y toucher.

 

 

 

 

Haut de page

mardi 1er mars 2005
 

Je suis dégoûté… Après avoir gréé la GV et les ris automatiques je hisse et Oh ! La drisse textile me reste dans les mains. Explication : La drisse de GV

Je suis dégoûté… Après avoir gréé la GV et les ris automatiques je hisse et Oh ! La drisse textile me reste dans les mains. Explication : La drisse de GV d'Alizé est composée d'un câble côté amure (le côté que l'on accroche au point de drisse de la voile) et d'un bout textile du côté tirant (le côté sur lequel on tire pour hisser). Cette fabrication hybride permet de réduire l'étirement du bout. Si elle était entièrement en textile, il faudrait re-étarquer la drisse à plusieurs reprises au cours de la navigation jusqu'à ce que les fibres soient étirées au maximum, un peu comme on doit re-sangler une selle après les premières minutes de monte lorsque le cheval taquin s'est un peu « gonflé » en voyant arriver cavalier et selle au coin de l'écurie (ils sont très taquins les chevaux). En ce qui concerne la drisse d'Alizé, l'épissure reliant les deux matériaux s'est cassée et le textile est retombé sur ma tête tandis que frappée sur la voile qui redescend le long de la ralingue attirée par Newton et sa putain d'attraction terrestre le côté câble de la drisse s'envole vers la tête de mât. Je suis planté là comme un gland avec mon bout bête et mou à la main alors que passe Martin un voisin de bateau hollandais avec qui je discute un peu de temps en temps. Il me propose de me hisser en tête de mât, mais je suis lourd (encore cet empaffé de Newton) et Martin n'est pas un colosse. La chaise monte cm par cm et au bout de 5minutes j'ai à peine atteint les barres de flèches et le vertige me prend. Je dis à Martin de me redescendre car je n'ai pas le courage d'attendre encore 5 autres minutes qu'il ai fini de me hisser. 10 minutes rien que pour monter c'est trop pour moi. Y'a pas mort d'homme… et merde. Au lieu de se prendre la tête plus loin, je propose à Martin de boire un coup et comme il choisit du vin blanc, ça nous donne l'occasion de déguster l'avant dernier Côte de Beaune 98. Excellent et juste à température (il fait 6° dans le bateau). Nous sirotons en papotant au soleil de midi qui nous chauffe un peu, installés dans le cockpit et abrité du vent par la capote. Il est plus de 14H30 lorsque Martin s'en va.

Alors d'accord, j'ai bien fait de hisser la GV au port et de me pendre sur la drisse juste pour voir… Hé ben j'ai vu. Ce soir, en buvant le reste du Bourgogne et en écoutant Ska-P (des jeunes espagnols assez énervés. Je vais vous en mettre un morceau en MP3 en pièce jointe dans mon prochain couriel), ce soir dis-je, je suis assez ébouriffé par cette drisse de GV. A chaud j'écris que c'est la goutte qui fait déborder le vase, mais le stylo est un peu parti tout seul. Cependant le temps passe et je suis toujours scotché à Viana. D'un autre côté, vu la température ambiante on est aussi bien « au chaud » au port qu'en mer. Mais bon, moi qui suis allé prendre la météo sur internet pour un éventuel départ jeudi ou samedi, avec cette drisse cassée c'est pas gagné. JE VEUX PARTIR. Enfin, demain il fera jour. Encore une lichette de blanc… Il paraît qu'il neige à Marseille. Ici, le matin l'eau douce est gelée dans la bassine posée sur le pont.



Haut de page

dimanche 6 mars 2005
 

OK. J'avais dit départ jeudi ou samedi et je suis toujours là. Mais en échange la liste des travaux et bricolages divers que je réalisai cette semaine (avec l'aide, les conseils et l'outillage électrique de Pedro) est longue et immensément satisfaisante :

•  La porte de la « salle de bain » que je voulais enlever depuis longtemps s'est transformée en berceau pour la survie qui est maintenant bien fixée sous la bôme. Pedro , à qui je proposai cette porte la semaine précédente, m'a suggéré ce détournement, et à part l'achat de huit boulons inox je n'ai utilisé que le matos du bord pour la réalisation.

•  J'ai équipé la bôme d'une poulie fixe pour gréer le troisième ris automatique.

•  J'ai fait des épissures à la drisse de GV et à la nouvelle balancine. Ce soir, tout le gréement est armé et opérationnel.

•  J'ai changé les gaines d'étanchéité du panneau de pont de la cabine avant.

•  J'ai monté une étagère et une cloison verticale dans le « grand » placard bâbord en face du coin toilette pour faire un rangement sur mesure anti-chute et anti-eau pour la valise informatique

•  J'ai construit un petit support mural pour maintenir en place le samovar de Viviane (c'est un énorme thermos de 2 litres avec verseur à pression qu'elle à trouvé chez Emmaüs).

•  J'ai entrepris de changer sur le pont le support de rangement du tangon qui était en bois plus que pourri et qui laissait l'eau s'infiltrer dans les équipets du coin toilette.

•  J'ai réorganisé les coffres sous la couchette avant et du même coup fait disparaître dans iceux tous les vêtements de mer en double ou triple qui encombraient le placard à cirés.

•  J'ai amélioré les filets qui ferment les équipets bâbord au-dessus de la couchette de mer.

•  J'ai enfin appris avec Pedro comment poser du joint silicone correctement et j'ai continué à enduire les embases des chandeliers.

Excusez tous ces « J'ai » trompetant plus haut qu'il ne siée, mais dresser tout cet inventaire à la forme passive (ceci fût posé, cela fût fixé…) alors qu'il reflète au contraire une activité débordante me paraît assez incongru et pour tout dire inconvenant. Surtout lorsqu'on connaît mes capacités à manipuler le moindre tournevis. Enfin comme on dit à Marseille, je me sens putain de fière de moi, con !

 

De plus, vendredi j'ai fait des grosses courses de conserve et d'épicerie en prévision des deux grandes traversées à venir : Cap Vert - Brésil puis Brésil – Afrique du sud. J'en ai profité pour organiser une mini cave à vin dans un des coffres sous la banquette du carré. J'ai maintenant du vin français mais aussi quelques bouteilles espagnoles (Rioja, Valdepenas ) et portugaises (Dao, Douro et vinho verde ). J'ai par ailleurs chargé une brique de 5 litres de vin blanc de base pour les fonds de sauce. Les poissons de l'Atlantique n'ont qu'à bien se tenir…

Vous ne pouvez pas imaginer si vous n'avez pas déjà vécu dans un bateau le temps qu'il faut pour trouver de la place et ranger une centaine de boites de conserve, sans compter 10 litres d'huile d'olive, un jambon cru, des packs de lait…Déjà, mettre tout dans le caddie, puis sur le tapis roulant de la caisse, puis à nouveau dans le caddie, puis dans la voiture de Pedro, puis sur le quai puis en vrac dans le bateau puis ranger. Mais, pour ranger ces boites de haricots dans ce coffre, il faudrait tout d'abord déplacer ces boites de champignons qui sont posées sur le dit coffre et qui elles-même attendent que le jambon qui bloque l'accès à l'équipet ou elles doivent se caser ai rejoint sa place qu'occupe pour le moment un sac de purée déshydratée qui lui-même… Le bateau est rempli de bouffe ! Comment les coffres vont ils digérer tout cela ? Mais tout cela sent fort le départ. Pour remercier Pedro j'ai fait une grosse jatte de mousse au chocolat qui a paraît-il été dévorée en 5 minutes (il a une femme et des enfants gourmands m'a-t-il dit). Le lendemain il m'a apporté des œufs et des citrons qui viennent d'un jardin de sa famille. Toujours à propos de vendredi, il y a eu un vil coup de vent pendant la nuit et j'ai dû me lever vers une heure du matin pour aider le gars de permanence du port à reprendre les amarres du bateau voisin d'Alizé. Pieds nus, en veste de quart et caleçon dans le vent du nord qui hurle c'était pas super cool. Mais putain c'est bon de se recoucher au chaud. En me glissant sous la couette j'ai pensé à Montaigne qui n'avait que 13 ans lorsqu'il écrivit les Pensées de Pascal, comme aurait dit Desproges et qui fréquemment se faisait réveiller au milieu de la nuit pour avoir le plaisir de se rendormir. Mais je ne pense pas qu'il sortait à poil dans son jardin pour s'arc-bouter sur des cordes mouillées et coupantes pendant qu'un type lui criait des trucs dans un langage inconnu. Le retour au lit n'en est que meilleur. Vous devriez essayer de temps en temps.

 



Haut de page