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Nom commercial : SIROCCO Chantier : MISTRA (Barcelone) Année : 1971
Longueur hors tout : 9,25M Longueur flottaison : 7,9M
Maître bau : 2,9M Poids : 4,4 T
Surface voilure : ˜ 50 M² Couchage : 5 (2+1 carré et 2 avant)
Armement : 2 ème catégorie *
Electronique : Loch-speedo, sondeur, girouette-anémo, radar, pilote, GPS (connexion NMEA entre ces trois derniers)
Moteur : Nanni Diesel 18 CV avec alternateur « gonflé »
Batteries : 3 (75 AH moteur + 150 AH service) avec répartiteur électronique
Energie : 1 panneau solaire 50W / 3,5A
Eau douce : 200L sous pression
Gasoil : 100L (25L réservoir + 75L jerricans)
Grand-voile : ˜ 15 M² . Drisse et trois bandes de ris automatiques ramenés au cockpit.
Génois : Sur enrouleur Spi et tangon
Sécurité/météo : Survie classe II, Balise Satellite bi-fréquence, VHF, récepteur BLU
Mouillages : 2, mixte chaîne & textile. Tout à la main, il n'y a pas de guindeau.
Cambuse : 2 feux gaz, 1 glacière avec groupe froid 12V, 1 four 220V au port
Conservateur d'allure

La carène et La garde robe d'Alizé le positionnent dans la catégorie des croiseurs de course-croisière. Toutes les manœuvres arrivant au pied de mât sont ramenées au cockpit et ce dernier est garni de 6 winchs, dont un gros Lewmar 40 placé au centre devant la descente et servant à embraquer indifféremment les deux écoutes de génois qui passent au travers des hiloires par des ouvertures prévues à cet effet. Le plan de pont et la garde robe d'origine ont été modifiés il y a 6 ans pour installer une capote qui protège la descente et un portique arrière pour supporter un radar. Sa carène rappelle celle de l'Arpège. Les deux bateaux sont contemporains l'un de l'autre et ont plus ou moins les mêmes cotes.
Etat du bateau
Je ne suis pas un expert maritime, mais le fait d'avoir navigué sur de nombreuses unités plus ou moins neuves et dans divers états depuis des années, ainsi que les travaux que j'ai réalisé sur Alizé après l'avoir acheté (notamment refaire la jonction quille / coque) et les bons coups de vent que j'ai étalé depuis sa mise à l'eau en août dernier me permettent d'affirmer de manière assez péremptoire que mon bateau est tout à fait sain structurellement. La coque ne va pas se délaminer au détour d'une manœuvre un peu violente (ça arrive plus souvent qu'on ne le pense) et que la mature (d'origine) supporte des vents conséquents. Les voiles sont récentes et l'électronique fonctionne correctement. Bien sur, la coque est un peu osmosée par endroit (je l'ai vu lors du sablage du bas de la coque pour refaire le joint de quille), mais un bon traitement par le mépris a réglé le problème pour les dix prochaines années. Sur les coques plastiques des années 70, les matériaux de stratification sont nettement moins sensibles à la progression de l'osmose que les polyesters actuels et ma coque ne risque pas de cloquer dans l'immédiat.
Dans tous les cas, au cours du voyage, je vais certainement mettre le bateau au sec de temps en temps (comme je l'ai fait il y a deux semaine à Viana do Castelo) ce qui me permettra de constater l'éventuelle apparition de cloques, signe d'un « osmosage » de plus en plus profond. Mais je ne suis pas vraiment inquiet. Je suis bien plus préoccupé par l'état du pont et du roof qui sont en sandwich polyester balsa (ou un autre bois léger et putrescible) et en de nombreux endroits, il ne reste que le pain du sandwich, la couche de bois ayant été ramolli par les infiltrations d'eau. Aux endroits vraiment mous, j'envisage de faire de petites découpes circulaires d'environ 5cm dans le gel coat du pont, puis de gratter et éliminer le bois pourri le plus loin possible à l'intérieur du trou avec une tige de métal avant d'y injecter de la mousse polyuréthane en bombe puis de re stratifier. Pour cela il vaudrait mieux que je rencontre quelqu'un ayant déjà fait de la stratification pour me guider, car ça risque d'être difficile à faire sous le contrôle de Marco (le préparateur d'Alizé qui est à Plouër sur Rance), même avec l'internet à haut débit…
Consommation et autonomie.
En route, outre le panneau solaire qui devrait se révéler de plus en plus efficace au fur et à mesure que nous nous approcherons des tropiques, pour recharger les batteries et assurer une disponibilité confortable en courant électrique, une moyenne de un litre de carburant par jour suffit. En marchant au moteur autour des 5 ND, la consommation est d'un peu plus d'un litre par heure. Tout ceci fait d'Alizé un bateau peu gourmand en diesel, d'autant plus que ses performances dans le petit temps permettent de retarder l'allumage du moteur. Avec les réserves du bateau ( 100 litres de carburant, 200 litres d'eau dans la cuve et plus de 50 litres en bouteilles et bidons) je peux théoriquement compter sur trois mois d'autonomie, ce qui me suffit amplement.
Charge utile. Au départ d'une navigation, avec tous les pleins, la charge est d'environ 800 KG répartis comme suit : - Moi : 100 KG
- Eau & gasoil : 350 KG
Nourriture & vin : 100 KG
Divers : 250 KG (mouillages, bouts, voiles, matos divers)
Les choses à améliorer impérativement (et le plus vite possible)
L'étanchéité du pont au niveau du cabinet de toilette et du hublot de la cabine avant
Le remplissage du réservoir de gasoil en route (à chaque fois j'en renverse. Ça pourrit tout le cockpit, mes fringues puent durablement et vraiment ça me gonfle…)
Trouver une annexe pour pouvoir assurer un certain confort lors des mouillages forains.
Les choses à améliorer dès que je pourrais me le permettre financièrement
Aménager un espace dans un des coffres du cockpit pour y caler une grosse bouteille de gaz et poser un tuyau allant jusqu'au réchaud.
Poser un sondeur qui « voit » devant le bateau (les prix commencent à devenir raisonnables)
Ajouter un panneau solaire et une batterie de plus
Construire une plate-forme arrière (mais avec la place prise par le conservateur d'allure ça risque d'être un peu difficile)
*il y a deux types de catégorie :
- la catégorie de navigation (6eme, 5 eme, 4eme, 3eme, 2nde et 1er). C'est une classification franco francaise. Elles définissent le périmètre de navigation accordé au navire. Elles ne sont pas fonction du navire a proprement parler (sf la 6eme), mais fonction de l'armement de sécurité obligatoire. En gros et en résumé : 6 : 2 milles d'un abri 5 : 5 milles d'un abri 4 : 20 milles d'un abri. La grosse transition de l'armement est l à, car cette catégorie impose pour les navires non insubmersibles un rad eau de survie. 3 : 60 milles d'un abri 2 : 100 milles d'un abri 1 : illimité
- la catégorie de construction. C'est une classification européenne (A,B,C,D). Elles sont totalement liés au bateau et définissent pour quelles conditions de mer et de vent le bateau est "autorisé" à naviguer. Il y a un rapport entre les deux, je rappelle seulement que la catégorie C c'est force 6 et 2m de creux et que pour être autorisé en 5eme, il faut que le bateau soit A, B ou C.
Voir la documentation des affaires maritimes en pdf
Autre document pdf sur l'armement de sécurité, les radeaux de survie et la conformité (Conférence de presse de François Goulard du 17 septembre 2004)
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